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Équité en emploi au Québec, enjeux d’application pour les minorités visibles

Le taux net de discrimination varie très peu selon que l’organisation testée soit une entreprise privée (37 %) ou un OSBL (35 %). La discrimination se fait sous plusieurs formes, selon Monsieur Rigaud Saint-Amour, travailleur social que j’ai interviewé sur ce sujet.


Tout le dossier est disponible dans un balado que j'ai réalisé avec Monsieur Saint-Amour que vous pouvez écouter quand vous voulez.




La discrimination fait partie des problèmes sociaux que nous vivons actuellement dans la société québécoise. Cela est dû à cause d’une accumulation d’inégalités sociales et économiques, des disparités des groupes ethniques (afro descendants, latinos, asiatiques ou blancs), de la vulnérabilité des statuts (immigrants, réfugiés ou demandeur d’asile) et enfin d’un accès inégal à l’emploi.


Pour redresser cette situation, en 1995, le gouvernement fédéral a pris la loi sur l’égalité en emploi qui vise à corriger les désavantages subis, dans le domaine de l’emploi, par les groupes susmentionnés et à encourager des mesures spéciales en vue de favoriser un équilibre socioéconomique. Cet ensemble de mesures est connu sous le nom de discrimination positive. Selon mes recherches les sites internet de certaines institutions, la fonction publique fédérale et la fonction publique provinciale ainsi que la ville de Montréal affichent toujours cette close à la fin des offres d’emploi. Cependant les institutions financières et les compagnies d’assurance, les commerces et les industriels ne l’affichent pas en tout cas pour les offres de direction et de gestion que j’ai consultées.




Selon le chercheur Paul EID dans le cadre du résultat du testing mené dans le grand Montréal, Le taux net de discrimination varie très peu selon que l’organisation testée soit une entreprise privée (37 %) ou un OSBL (35 %). Cependant, sur les 18 employeurs publics qui ont démontré un intérêt à l’endroit d’au moins un de nos candidats, cinq ont favorisé le candidat minoritaire, cinq le candidat majoritaire, alors que les huit autres ont convoqué les deux candidats en entretien, ce qui donne un taux net de discrimination de 0 %.

 

La discrimination se fait sous plusieurs formes, selon Monsieur Rigaud Saint-Amour, travailleur social que j’ai interviewé sur ce sujet.

Monsieur Saint-Amour explique qu’à cause d’un système de non-reconnaissance de compétences, de diplômes et des expériences des immigrants et ceux issus de minorités visibles, il existe une discrimination sur toute la ligne d’embauche dont lui-même en a été victime.




Cependant, au lieu d’encourager l’application des mesures visées par la loi sur l’équité en emploi, certaines personnes de l’élite québécoise, certains employeurs et des citoyens utilisent le revers de cette loi pour continuer à instaurer un climat discriminant au sein de la société en matière d’emploi en qualifiant la démarche qui la soutient comme bancale. Ces gens-là ignorent-ils que le fait de maintenir un groupe social dans une situation d’inégalité expresse, va finalement produire un effet de désintégration sociale et une coupure des liens sociaux qui liaient ces gens au reste de la société qui par la suite pourront créer une sous-culture parallèle à la culture dite commune.





Face à cette situation, on assiste à une réduction, du capital humain dont la persistance conduira à deux conséquences majeures : le groupe discriminé ne pourra pas mettre en œuvre les exigences de la société ou il ne se sentira pas concerné par les normes de la société car ils sont déjà, de toutes façons, exclus.

Plus les gens des minorités visibles seront discriminés en emploi et autres plus ils pourront perdre confiance en eux et affichent des comportements qualifiés de déviants surtout s’ils n’ont pas un réseau familial et social fort et à ce moment ils n’auront rien à perdre.


Rendu à cette étape de désorganisation, vont devoir intervenir les institutions de contrôle comme les organismes communautaires, l’école, la police et en dernier recours les centres de détention.

 

Voilà le cycle de réalité sociale qui attend un jeune noir ou un jeune racisé dans une société qui n’agit pas en amont pour résoudre les problèmes sociaux.


Tout le dossier est disponible dans un balado (ici) que j'ai réalisé avec Monsieur Saint-Amour que vous pouvez écouter quand vous voulez.


Lefabson Sully



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